La semaine, il y a les courses, le médecin, le jardin. Mais le dimanche après le déjeuner, quand les rues sont vides et que le carillon sonne dans le silence, le temps semble s’arrêter. Il en va de même pour les soirées d’hiver, du dîner au coucher.
Ces heures-là peuvent devenir les plus agréables de la semaine, à condition de les préparer un peu. Voici comment.
Pourquoi ces moments pèsent-ils davantage ?
Parce qu’ils étaient autrefois les moments partagés : le repas en famille, la promenade à deux, la télévision côte à côte. Ils gardent leur forme, mais la personne manque. Le contraste est fort, d’où le sentiment de creux.
Le dimanche a aussi une particularité : tout est fermé, les voisins sont chez eux, les commerces ne vous offrent aucune échappatoire. Si rien n’est prévu, la journée n’a pas de relief. Prévoir est donc le premier remède.
Comment construire un dimanche qui ressemble à quelque chose ?
Découpez-le en trois temps, comme on le faisait autrefois :
- Le matin : messe, marché, petit tour à pied, boulangerie. Sortir avant midi change la couleur de la journée.
- Le déjeuner : un vrai repas, avec une nappe si vous aimez. Parfois, invitez quelqu’un ; d’autres jours, laissez-vous inviter.
- L’après-midi : une visite, un film au cinéma, un jeu de cartes, une promenade, un appel aux petits-enfants.
Si vous avez des enfants proches, proposez un dimanche sur deux ou sur trois à vos dates, plutôt que de les attendre sans savoir. Cela rassure tout le monde. Et dites-vous qu’une journée peut simplement être calme, sans être triste.
Que faire des soirées, de la nuit tombante au coucher ?
Un rituel tranquille aide beaucoup. Par exemple :
- dîner à heure fixe, à table et non sur un plateau ;
- suivre une série ou une émission que vous aimez, plutôt que laisser la télévision allumée sans but ;
- lire quelques pages, écouter de la musique ou un livre audio ;
- terminer par un petit geste : une tisane, la mise en place du lendemain.
Certaines personnes tiennent aussi un petit cahier où elles notent trois choses de la journée qui ont été agréables. Cela peut paraître enfantin, mais cela aide à finir la journée sur une note douce.
À retenir : un dimanche réussi se prépare le jeudi. Un seul rendez-vous posé à l’avance suffit à changer le goût de toute la journée.
Comment profiter de la télévision, de la radio, du téléphone ?
La télévision n’est pas l’ennemie, à condition de la choisir. Une émission qui vous passionne, un match, un film que vous attendiez : voilà un vrai rendez-vous. La laisser allumée comme un bruit de fond pendant des heures finit en revanche par endormir l’esprit.
La radio est une excellente compagne de cuisine ou de jardinage, avec ses voix familières. Quant au téléphone, fixez-vous un ou deux appels par semaine, aux mêmes jours, avec les mêmes personnes : un frère, une amie d’enfance, un ancien voisin. Quand on sait que quelqu’un attend notre appel, le dimanche prend un tout autre sens.
Vous pouvez aussi écrire. Une vraie lettre, une carte postale, un mot pour un petit-enfant sont des plaisirs qui se font très bien le soir, et qui font de la joie à ceux qui les reçoivent.
Y a-t-il des activités qui se tiennent le soir ou le week-end ?
Plus qu’on ne le pense. Beaucoup de communes proposent des soirées jeux, des projections de films, des conférences. Les associations de danse organisent des thés dansants le dimanche après-midi. Les clubs de marche sortent souvent le week-end.
Si la danse vous tente, notre article sur les thés dansants et bals seniors explique comment s’y sentir à l’aise. Quant aux sorties à pied, les clubs de marche sont ouverts aux débutants.
Et l’idée d’avoir quelqu’un avec qui partager ces moments ?
Elle vient naturellement, et c’est sain. Partager un dimanche, un film du soir, une soupe à deux : ce sont des plaisirs simples qui manquent. Il n’est pas nécessaire d’attendre un grand amour pour avoir quelqu’un à qui téléphoner un dimanche.
Un site de rencontre senior peut vous mettre en relation avec des personnes qui vivent le même creux. Les échanges peuvent d’abord se limiter à discuter, le soir, devant son écran, ce qui est déjà un soulagement. Si vous ne savez pas par où commencer, relisez notre texte sur la solitude à la retraite, qui donne le cadre général.
Que faire quand le cafard s’invite malgré tout ?
Il y aura des dimanches difficiles, même avec de la préparation. Ces jours-là, acceptez-les. Mettez une musique que vous aimez, regardez de vieilles photos si cela vous fait du bien, ou au contraire rangez-les si elles vous pèsent. Il n’y a pas de règle.
Ayez sous la main une courte liste de « solutions de secours » : un voisin que l’on peut appeler, une promenade de quinze minutes, un plat réconfortant à cuisiner. Quand le moral baisse, la liste évite de chercher une idée au moment le plus mal choisi.
Si le cafard dure ou s’alourdit, parlez-en à votre médecin traitant. Vous n’avez pas à vous débrouiller seul avec cela.
Quel petit pas faire ce week-end ?
Choisissez un dimanche à venir et inscrivez une activité sur le calendrier : une visite au cimetière suivie d’un café, un déjeuner chez votre sœur, une séance de cinéma. Ne faites qu’une chose, mais faites-la.
Avec le temps, vous construirez une série de dimanches qui ne se ressemblent pas, et qui vous réservent même quelques surprises. Si l’envie de partager ces moments avec une personne nouvelle se précise, un site de rencontre senior est une option à explorer à votre rythme.
Un dimanche tranquille peut être un vrai cadeau, quand on l’a un peu préparé.



